Ville monde
Antarès Bassis
2018 - 104 min - Vidéo Full HD - Couleur - France, Allemagne, Belgique

Mars 2016 : pour faire face à l’arrivée massive de réfugiés à Grande-Synthe situé à 40 Km de Calais, le maire de la ville Damien Carême, engagé et combatif, crée sans l’aide et contre l’avis de l'État, le premier camp UNHCR de France "La Linière".
Il est construit par l’ONG "Médecins Sans Frontières", puis geré par l’association "Utopia 56".
Un camp provisoire, pensent-ils... Idéaliste et déterminé, Cyrille Hanappe, spécialiste en architecture des risques majeurs, a conseillé à la conception. Et si le camp devenait une extension de la ville ? Et si les migrants s’y installaient durablement ? L’histoire nous prouve que bien des bidonvilles à travers le monde sont à terme devenus des villes ou des quartiers urbains.
Pourquoi pas une "ville monde" à La Linière ?
Sur place, confronté à la réalité, l’architecte tente de convaincre tous les acteurs (Mairie, ONG, réfugiés), que ce lieu va durer et qu’il faut le projeter, non comme un camp, mais un quartier. Sa pensée d’une architecture utopiste se cogne sans cesse à la réalité du terrain.
Jusqu’où le rêve humaniste des uns peut-il s’accorder avec la nécessité des autres ? Comment déjouer la brutalité d’une situation extrême ? Quelle inspiration peut naître d’une volonté très forte de changer le monde quand l’urgence emporte toutes les énergies et que le repli communautaire se fait sentir ? Sur une période de 18 mois, de l’emménagement du camp à sa destruction dans un foudroyant incendie, le réalisateur Antarès Bassis a suivi l’expérience de la Linière dans toute sa complexité, ses espoirs, ses impasses, témoignant du rêve des uns devenu cauchemar des autres. Le film questionne le rôle de chacun dans l’accueil des réfugiés, ouvrant la voie à une reflexion sur le long-terme sur cet "impensé" politique.


Distribution


Distributeur : Point du Jour International