Les États généraux du film documentaire 2011 Une histoire de production : Capricci Films - L’âge d’or

Une histoire de production : Capricci Films - L’âge d’or


Capricci est producteur, distributeur et éditeur de cinéma. Chacune de ses activités est le prolongement d'un même geste critique qui tient au fait que la critique n’est plus simplement un commentaire mais appelle également un engagement et un programme d’actions. Pour défendre au mieux les œuvres et les auteurs, nous avons choisi de diffuser les films nous-mêmes et de proposer des publications pour les accompagner.
La ligne éditoriale de Capricci est résolument cinéphile et radicale (Jean Eustache, Straub et Huillet, Robert Kramer, Pedro Costa, Albert Serra, Monte Hellman…). Elle s’attache également à présenter des œuvres issues du monde de l’art (Della Negra et Kinoshita, Voignier, Guerif, Siboni, Bullot…).

L’âge d’or est une plateforme de production ouverte par Capricci Films à Marseille qui donne à de jeunes producteurs la possibilité de développer leur projet en leur procurant les outils logistiques nécessaires ainsi qu’une réflexion collective.

Capricci et L’âge d’or ont comme point commun de façonner leurs modes de production en fonction des projets développés, parfois en dehors des modes de financement traditionnels.

Mercredi 24 à 14h30, Salle 1.

Présentation et débat autour des projets de films Les Mutants et La Fille du coyotte en présence d'Elisabeth Pawlowski (L'âge d'or) et Thierry Lounas (Capricci Films).

Les Mutants
Long métrage en développement de Alain Della Negra et Kaori Kinoshita.
Présentation d’extraits réalisés lors des premiers repérages (environ quarante minutes).

Il y a deux scénarios d’anticipation possibles à l’avenir de l’homme : le devenir cyborg et le devenir mutant. Dans leur précédent documentaire, The Cat, the Reverend and the Slave, Alain Della Negra et Kaori Kinoshita questionnaient notre devenir cyborg, notre rapport à la machine, à travers le monde virtuel du jeu Second Life. Dans les Mutants, ils proposent d’explorer une autre vision, un autre devenir : celui de la mutation de l’homme dans son évolution naturelle. Une transformation de certaines capacités — biologiques, sensibles… — et ceci à l’aube d’une ère nouvelle où la question du comment vivre autrement devient inévitable.

Résumé du projet :
Quel sera le visage de l’homme de demain ? À travers la rencontre d’individus singuliers et de communautés utopiques, le film se propose de dresser le portrait d’un possible homme mutant, un homme dont le corps se transforme, dont les capacités psychiques s’affinent et dont la connaissance des mondes invisibles s’accroît.

La Fille du coyotte
Long métrage en développement de Jean-Charles Hue. Présentation du film Carne Viva (2009, 96'). La Fille du coyote est le second volet d'un premier long métrage, Carne Viva, dans lequel Jean-Charles Hue dressait un portrait kaléidoscopique de Tijuana, ville frontière entre le Mexique et les États-Unis. Le point de départ de ce nouveau projet est le célèbre tableau de Pierre Bruegel, Margot l’Enragée (1563). Résumé du projet : « Dans ce tableau de Pierre Bruegel le Vieux, Margot traverse les ruines d’une ville en guerre et rapine tous les objets qu’elle peut trouver à la barbe des violeurs et des pilleurs, plongés dans l’alcool, dans le sang des bêtes ou dans l’entrecuisse d’une bourgeoise conquise au fil de l’épée. Margot remplit sa besace d’un butin qu’elle compte bien troquer de l’autre côté des lourdes portes de la ville en flammes. Elle vole non pas en enfer mais aux portes de l’enfer. Mais contre quoi Margot souhaite-t-elle troquer son trésor et avec qui ? ! » (Jean-Charles Hue)